Wrede (de).
Charles-Philippe de Wrède
(Heidelberg, 1767- ?, 1838)

Né dans la très jolie et romantique ville de Heidelberg, d’une famille originaire de Westphalie. Son père conseiller intime du gouvernement du Palatinat électoral, fut investi en 1790 de la noblesse du Saint-Empire et crée en 1791 baron de la Bavière électorale. Charles-Philippe était destiné à une carrière dans l’administration mais il en fut autrement.
A Hohenlinden ( 3 décembre 1800 ) malgré la défaite, il se distingue à la tête d’une brigade palatine. Après la Paix de Luneville, il est nommé Lieutenant-général dans l’armée bavaroise.
Charles-Philippe, baron de Wrède, commande comme Lieutenant-général le Corps bavarois de la Grande Armée en 1805 et en 1809. Il sert avec distinction à Pultusk (26 décembre 1806), mais l’attitude dédaigneuse des Français envers les Bavarois ne manque pas de le froisser. Il prend part à la Campagne de 1809, à nos cotés, blessé à Wagram. Il est nommé par l’Empereur, comte de l’Empire, titre reconnu en Bavière en 1810, mais il n’est pas insensible au parti anti-français.
Il participe avec les honneurs à la Campagne de Russie en 1812.
Durant la Campagne de 1813, il prendra fermement parti contre Napoléon et après avoir réorganiser l’armée bavaroise, il conclut la Paix de Reid avec les allies ; de plus Leipzig n’arrange pas les choses.
De Wrède à la tête d’un Corps austro-bavarois pense cueillir quelques lauriers à Hanau (30-31 octobre 1813) mais il est battu et paye de sa personne en étant blesse à la tête d’une contre attaque qu’il menait. D’ailleurs nous prêtons ces paroles à l’Empereur, au moment ou il reconnaissait les dispositions de l’ennemi : " Pauvre de Wrède, j’ai pu le faire comte, je n’ai pas pu le faire général ".
Lors de la Campagne de France, il bat Oudinot à Bar-sur-aube, ce qui lui vaut le titre de Prince. Il devient une grande figure en Bavière, participe au Congrès de Vienne puis nommé commandant supérieur des troupes bavaroises en 1822. Il a ses entrées au conseil de régence pendant l’absence du Roi en 1835. Il demeurera une figure incontournable de la cour bavaroise jusqu’à sa mort en décembre 1838.