Régiment Joseph-Napoleon
par frederic pouvesle
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Régiment Joseph-Napoleon
En 1807, un corps expéditionnaire espagnol, constitué de quatre régiments d’infanterie, cinq régiments de cavalerie, deux bataillons d’infanterie légère et de troupes de soutien, est envoyé par Charles VII et intégré dans le corps d’observation de la Poméranie suédoise de Bernadotte. En août 1808, à la nouvelle de l’éviction des Bourbons et de l’accession de Joseph Bonaparte au trône d’Espagne, le corps expéditionnaire déserte en masse et réussit à embarquer sur des navires britanniques pour être rapatrié. Les régiments Asturias et Guadalxara, isolés du reste du corps, ne peuvent s’échapper et sont internés. Le Régiment Joseph Napoléon est créé par décret du 13 février 1809 pour incorporer ces prisonniers dans l’armée française.
Ce régiment est organisé comme un régiment français et doit comporter un état-major avec :
| colonel | |
| major | |
| chefs de bataillon | |
| adjudants-majors | |
| quartier-maître | |
| officier payeur | |
| aumônier | |
| chirurgien-major | |
| aides-chirurgiens | |
| sous-aides-chirurgiens | |
| adjudants sous-officiers | |
| tambour-major | |
| caporal-tambour | |
| musiciens | |
| maîtres-ouvriers |
, cinq bataillons de guerre et un bataillon de dépôt. Chaque bataillon doit être constitué d’une compagnie de grenadiers, une compagnie de voltigeurs et quatre compagnies de fusiliers (le bataillon de dépôt ne compte que les quatre compagnies de fusiliers) avec chacune :
| capitaine | |
| lieutenant | |
| sous-lieutenant | |
| sergents | |
| caporal-fourrier | |
| caporaux | |
| tambours | |
| fusiliers | |
| grenadiers |
Les cinq bataillons sont définitivement organisés le 21 février 1810 même si l’effectif est encore incomplet. En août, le cinquième bataillon est dissous, l’effectif servant à compléter les quatre autres bataillons. _ Initialement dispersés à travers l’Empire, les quatre bataillons sont rassemblés pour la campagne de Russie : les 1er et 4e bataillons sont affectés à la division Broussier du 4e Corps d’Armée et les 2e et 3e bataillons à la division Friant du 1er Corps d’Armée.
Au printemps 1813, le régiment est réduit à deux bataillons : le 1er est constitué en Allemagne des survivants de la campagne et affecté à la 2e division du 6e Corps, le 2e est constitué au dépôt de Namur et affecté à la garnison de Magdebourg.
Le 25 novembre 1813, le régiment est licencié et les effectifs versés dans un régiment de pionniers.
Chefs de corps
- 2 mai 1809 : Jean Kindelan
- 19 janvier 1812 : Jean-Baptiste Tschudy
Batailles
- 1812 : la Moskova, Krasnoïe, la Berezina
- 1813 : Lutzen, Bautzen, Leipzig, Hanau
Drapeaux
Le régiment n’a jamais perçu d’aigle mais il semble que les quatre bataillons aient reçu en 1809 un drapeau d’un modèle inconnu, portant les armes du Roi Joseph.
Fusiliers
- Habit à la française à pans longs de drap blanc. Collet vert clair. Pattes d’épaules blanc passepoilé de vert. Revers carrés vert clair. Parements verts et pattes blanc passepoilé de vert. Retroussis blanc passepoilé de vert. Poches en long simulées par un passepoil vert. Boutons de laiton. À partir de 1813, habit à pans courts et revers agrafés de drap blanc. Collet vert. Pattes d’épaules blanc passepoilé de vert. Revers carrés vert clair. Parements verts et pattes blanc passepoilé de vert. Retroussis blanc passepoilé de vert ornés de N couronnés verts. Poches en long simulées par un passepoil vert. Boutons de laiton.
- Veste et culotte blanches. Guêtres hautes blanches en grande tenue et noires en tenue de route, remplacées à partir de 1813 par des guêtres courtes noires dans toutes les tenues. Chaussures noires.
- Shako de feutre noir à bande du haut, bourdalou et renforts en V de cuir noir orné d’une plaque trapézoïdale de laiton estampée du monogramme JN couronné et des mots INFANTERIA ESPAÑOLA. Pompon lenticulaire cerclé à la couleur de la compagnie avec centre blanc portant le numéro du bataillon et cocarde rouge espagnole à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière de cuir noir et jugulaires à écailles de laiton. A partir de 1813, shako orné de l’ancienne plaque ou d’un aigle à soubassement. Cocarde française.
- Buffleterie blanche. Giberne de cuir noir.
Grenadiers
Tenue de la troupe avec épaulettes rouges à tournante et franges de même et retroussis ornés de grenades écarlates.
Shako à pompon, plumet, cordons et raquettes écarlate.
Sabre d’infanterie à garde de laiton à une branche et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne rouge.
Voltigeurs
Tenue de la troupe avec épaulettes vertes à tournante jaune. Retroussis ornés de cors verts.
Shako à pompon vert et houppette jaune, cordons et raquettes verts.
Sabre à dragonne verte.
Sous-officiers
Tenue de la troupe avec galons de grade écarlates ou or sur les manches.
Officiers
Tenue de la troupe avec insignes de grade (épaulettes, galons du haut du shako) or. Cordons et raquettes or, ornements dorés et, pour les officiers supérieurs, plumet blanc.
Tambours
En 1813, habit-surtout en drap vert clair avec les mêmes agréments que la troupe. Collet, devant de l’habit et parements passepoilés de blanc.