Préval (Claude vicomte de)
par frederic pouvesle
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Claude Antoine Hippolyte de Préval
Né à Salins (Jura), le 6 novembre 1776, mort le 19 février 1853 à Paris.
Entre comme sous-lieutenant dans le régiment d’Enghien le 2 septembre 1789, il passe lieutenant dans le 21e Régiment d’Infanterie de Ligne (ci-devant Guyenne) le 5 mars 1791 et prend, le 26 août 1792, le commandement de la compagnie d’artillerie du régiment. Il passe capitaine, le 5 messidor an II (23 juin 1794) et se distingue au siège de Mannheim. Suspect car de famille noble, il est un moment rétrogradé comme simple soldat mais réintégré peu après. Il devient adjoint des adjudants-généraux Ducomet et Grandjean et se distingue au Val-d’Enfer en l’an IV. Il est promu chef de bataillon à l’armée d’Italie en l’an VII et se voit conférer le grade d’adjudant-général. Il se distingue à Magnano, à Novi. Vers la fin de l’an VII, l’adjudant-général Préval remplit les fonctions de sous-chef de l’état-major général de l’armée. Proposé pour le grade de général de brigade, il refuse cet avancement et sollicite le commandement d’un régiment.
Il est nommé chef de brigade du 3e Régiment de Cavalerie après la campagne de l’an IX. En l’an XII, le grade de chef de brigade disparaît et les régiments de cavalerie sont transformés en cuirassiers, il devient donc colonel du 3e Régiment de Cuirassiers. Employé, de X à XIII, dans la 1re division, il se distingue à Austerlitz et devient commandant de la Légion d’Honneur le 4 nivôse an XIV (25 décembre 1805). Il se distingue encore à Pultusk, est élevé au grade de général de brigade le 31 décembre 1806, devient chevalier de l’ordre de la Couronne-de-Fer le 20 décembre 1807 et grand-croix de l’ordre de Saint-Joachim de Wurtzbourg le 24 septembre 1808. En 1809, il est chargé de la formation et de l’inspection des régiments provisoires de cavalerie et devient le 12 septembre 1809 inspecteur général de cavalerie, poste qu’il occupe de 1810 à 1813. En 1813, il est nommé commandant supérieur du grand-duché de Francfort et se distingue en arrêtant pendant plusieurs jours l’avant-garde de l’armée bavaroise qui s’avançait sur Hanau. En février 1814, il remplace le général Roussel-d’Hurbal dans le commandement du dépôt général de la cavalerie à Versailles.
Après l’abdication, il est membre du Conseil de la guerre le 20 avril 1814, lieutenant-général chargé de l’inspection générale de la gendarmerie et chef de l’état-major-général de cette arme le 10 mai suivant et chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 19 juillet 1814. Pendant les Cent-Jours, il est chargé de la haute direction de la réorganisation de la cavalerie. A la Restauration, il est mis en disponibilité mais le Roi lui accorde le titre de vicomte. Il est rappelé le 17 février 1828 pour faire partie du Conseil supérieur de la guerre. En 1830, on lui confie la direction de la cavalerie et, en 1831, la direction de l’infanterie. Il est nommé, en 1832, président du Comité d’infanterie et de cavalerie, puis, de 1835 à 1837, inspecteur général de cavalerie. Vers la fin 1837, il est élevé à la pairie et nommé président du Comité de la guerre au Conseil d’État.
Armoiries du baron de Préval : au premier d’azur à la tour maçonnée de sable, crénelée de quatre pièces d’or, surmontée d’un cerf issant d’or, accostée de deux lézards également d’or posée en pal à dextre et à sénestre. Au deuxième, quartier des barons sortis de l’armée ; au troisième, d’hermines et fretté de dix pièces de gueules. Au quatrième, d’azur, au lion rampant d’or ; et pour livrées : ventre de biche, bleu, rouge, jaune, blanc.