Nelson Horatio, vicomte.

samedi 20 décembre 2008


Horatio, vicomte Nelson
(Burnham Thorpe, Norfolk, 1758 - en mer, Trafalgar, 1805.)

Le plus célèbre amiral anglais, vainqueur de la flotte française sur les mers.

Nelson, l’un des onze fils d’un recteur, s’embarque sur le vaisseau d’un oncle maternel à douze ans. Après un périple de deux ans sur un navire de la Compagnie des Indes, il repart au pôle Nord. En 1777, il passe son examen pour devenir lieutenant. Commandant d’une frégate en 1784, il gêne à la fois les navires américains, qu’il surprend en flagrant délit de commerce illicite, mais aussi les autorités anglaises qui permettent ce trafic. Aussi se retire-t-il dès 1787 dans son prieuré familial avec la veuve qu’il a épousé à l’île Nevis.

Il reprend du service en 1792. A la barre du vaisseau Agamemnon, il sillonne la Méditerranée sous les ordres de Lord Hood. A Naples, il fait la connaissance de Sir Hamilton, l’ambassadeur anglais, et de sa femme, avec qui il aura une liaison célèbre. Il participe ensuite à la prise de Calvi, où il perd son œil droit.

En février 1797, lors de la bataille du cap Saint-Vincent, il désobéit aux ordres pour se lancer avec succès contre une ligne de navires espagnols. Devenu contre-amiral, il mène une expédition contre Ténériffe où il perd la bataille et son bras droit. Après quelques mois de repos, il est à nouveau en Méditerranée avec pour mission de surveiller une mystérieuse expédition préparée par les Français (l’expédition d’Egypte). Il retrouve la flotte française dans la baie d’Aboukir le 1er août 1798 et parvient à la détruire presque entièrement. A Naples, il est acclamé comme un héros. Le roi et la reine donnent une fête de 1 800 invités pour son quarantième anniversaire.

Mais Nelson continue de gêner les autorités anglaises par son arrogance, le scandale de sa liaison avec lady Hamilton, le duché de Bronte qu’il a accepté de Ferdinand et son refus d’aller protéger Minorque. Il prévoit en effet l’attaque française sur Naples et embarque le roi et la reine vers Palerme. De retour à Naples, il trahit la capitulation signée par le cardinal Ruffo envers les républicains et pend l’un des meneurs aux vergues de son navire.

Il est rappelé en Angleterre où il est devenu très populaire et est assigné à l’escadre de navires qui part pour la mer du Nord. Il défait les troupes danoises et devient commandant en chef. En 1803, il prend le commandement d’une flotte destinée à empêcher la jonction des navires espagnols et français. Il se tapit devant Toulon mais la flotte française de Villeneuve lui échappe.

Pendant deux ans, Nelson mène, à bord du Victory, une poursuite incessante qui le conduit jusqu’aux Antilles. En août 1805, il relâche à Gibraltar puis rentre en Angleterre quelques jours afin d’échafauder un plan d’attaque de la flotte franco-espagnole. Le 15 septembre 1805, il reprend la mer. Le 20, l’amiral Villeneuve sort de la rade de Cadix où il s’est réfugié. Le jour suivant, à l’aube, au large du cap Trafalgar, les deux flottes livrent une terrible bataille. Nelson, qui a refusé de changer ses habits très reconnaissables, est atteint d’une balle. Pendant ses trois heures d’agonie, il ne cesse de donner des ordres.

Il meurt. Mais la flotte franco-espagnole est anéantie. La nation anglaise tout entière porte le deuil de son amiral, enterré en grande pompe à Westminster, mais "oublie" de rendre les honneurs à la fille qu’il a eue de lady Hamilton, Horatia Nelson.


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