Morand Charles Antoine Louis Alexis, général et comte.
Charles Antoine Louis Alexis, général et comte
(1771-1835)

Ce général a été de toutes les campagnes, de toutes les batailles - aux Pyramides, à Austerlitz, à Waterloo. Partout, il s’est distingué.
Morand, diplômé en droit (1791), s’enrôle dans le 2ème bataillon du district de Pontarlier. Capitaine en août 1792, puis lieutenant-colonel de son bataillon en septembre, il se distingue dans l’Armée du Haut-Rhin, puis à l’Armée du Nord.
Blessé en 1794, il retourne un temps à la vie civile. Il est envoyé en Italie (1797-1798), puis participe à la campagne d’Egypte avec la division Desaix. Il est présent aux Pyramides (21 juillet 1798) et est nommé chef de brigade provisoire sur le champ de bataille par Bonaparte. Dans le sud égyptien, il réussit à surprendre Mourad-Bey (12 août 1799), ce qui lui vaut d’être nommé adjudant-général par Kléber.
Il quitte l’Egypte en 1801 et est envoyé au camp de Saint-Omer en 1803. Lors de la campagne de 1805, il se bat à Austerlitz et participe à l’assaut du Pratzen. Il est nommé général de division le 24 décembre 1805. Lors de la campagne de 1806, il commande la 1ère division du corps de Davout. Il participe à Auerstadt (14 octobre 1806), à Golymin et à Eylau (8 février 1807). Il reste sous le commandement de Davout pour la campagne de 1809 et participe aux batailles de Abensberg, d’Eckmühl, de Ratisbonne, et de Wagram (5 et 6 juillet 1809).
Il est nommé gouverneur de Hambourg le 13 juillet 1810 et le demeure jusqu’au 3 mars 1812. Il participe à la campagne de Russie et se bat à Smolensk et à Borodino. Il y est blessé à la machoire. Lors du passage de la Bérézina, il fait passer les débris de sa division avec la musique en tête. Adjoint de Bertrand à la 1ère division du IVème corps pour la campagne d’Allemagne (1813), il participe aux batailles de Lützen et de Bautzen. Sa conduite à Dennewitz permet d’éviter l’écrasement du corps de Ney.
Il est de nouveau à Wartenbourg, à Lindenau et à Leipzig. Son rôle est important lors de la bataille de Hanau (30-31 octobre 1813). Nommé gouverneur de Mayence, il défend la place et ne la remet que le 4 mai 1814. Rallié au Cent-Jours, il est fait pair de France ; il commande un élément de la Vieille Garde à Waterloo (18 juin 1815) et reprend le village de Plancenoît. Condamné à mort par contumace, il s’exile en Pologne, patrie de sa femme. Il en revient en 1819, acquitté et réintégré dans l’Armée avec le même grade. Nommé Pair de France une deuxième fois le 11 octobre 1832, il meurt à Paris le 2 septembre 1835.