La campagne de 1809

samedi 13 décembre 2008


La concentration des nouvelles unités se fait à Nachod, en Bohème, à partir du 1er avril 1809. Au moment de l’ouverture des hostilités, la Compagnie Noire est groupée avec des unités autrichiennes et le Kurbessichen Korps de l’ex-prince de Hesse-Kassel, lui aussi déposé par Napoléon, décidément un habitué de la chose. Tout ce beau monde se trouve alors à Theresienstadt, en Bohème, sous les ordres du Général Am Ende.

Les forces autrichiennes, d’abord sur la défensive, sont renforcées après Essling pour être portées à 10 000 hommes, ligne et Landwher autrichiennes, Brunswick et Kassel réunis. Pendant ce temps, l’Oberst Thielmann à la tête de 2 000 saxons environ, envahit la Bohème, le 25 mai. En réponse, et selon les instruction de l’Etat-Major autrichien, le Général Am Ende prend avec ses brunswickois, la ville saxonne de Zittau et pénètre en force dans le pays pour y faire diversion. Aussitôt Thielmann fait retraite sur Dresde et, après quelques combats, les saxons font appel à leur voisin, Jérôme Bonaparte, roi de Wesphalie.

Celui-ci envoi à leur rescousse, le Xème corps de la 1ère armée d’Allemagne, composée de la 1ère division westphalienne de la Garde, de la 2ème division westphalienne et de la 3ème division hollandaise, soit environ 13 700 hommes. Cette force vient s’ajouter aux 2 000 saxons de Thielmann et la course poursuite à travers l’Allemagne peut commencer. Les austro-brunswickois s’emparent le 22 juin de Leipzig ; le duc lève au passage une compagnie de Gelente Jügers (chasseurs expérimentés !) comprenant 180 soldats et 4 officiers. Le 26 juin, c’est Jérôme qui s’empare de la ville, ses ennemis ayant fuit devant sa supériorité numérique. Au cours de leur retraite, a lieu le 28 juin, un accrochage entre la 2ème division westphalienne et les brunswickois : match nul.

Les autrichiens changent alors de commandement et de tactique. Le Xième corps du Feldmarschall-Leutnant Freiben von Kienmayer est crée avec pour objectif la Franconnie. Toutefois, cette descente vers le sud est arrêtée à Nuremberg par les 10 000 hommes de Junot. Après l’avoir bloqué à la bataille de Gefraess, Kienmayer rebondit sur Jérôme lancé à sa poursuite. Le 13 juillet, bataille à Schleitz ou plutôt échange de coups de canons et recul de Jérôme. Il recule même tellement fort que cela ressemble à une demi-déroute. Finalement, à la nouvelle de l’armistice avec l’Autriche, le roi de Westphalie plie bagages et abandonnant toute idée de victoire, court se réfugier à Kassel. Mais notre duc ne se sent pas du tout concerné par la paix entre la France et l’Autriche et le voilà parti pour une nouvelle aventure.


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