Maransin, Jean-Pierre baron
par frederic pouvesle
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Jean-Pierre Maransin
Né le 20 mars 1770 à Lourdes (Hautes-Pyrénées) et mort le 15 mai 1828 à Paris.
Il entre au service le 13 février 1792 comme volontaire dans le 1er Bataillon des Hautes-Pyrénées. Il y est élu capitaine le même jour et fait les campagnes de 1792 à l’an II à l’armée des Pyrénées occidentales. Passé avec son bataillon dans la demi-brigade des Landes lors du premier amalgame, il fait les campagnes des ans III et IV à l’armée de l’Ouest, celle de l’an VI à l’armée d’Angleterre, celle de l’an VII à celle du Danube, où il est promu chef de bataillon le 26 prairial suivant (14 juin 1799), .et celles des ans VIII et IX à l’armée du Rhin. Rentré en France, il est employé à l’armée des Côtes de l’Océan pendant les ans XI et XII. Il passe major du 31e Régiment d’Infanterie Légère, le 30 frimaire an XII (22 décembre 1803) et devient membre de la Légion d’honneur le 4 germinal suivant (25 mars 1804).
Maransin est nommé colonel de la Légion du Midi le 27 janvier 1807 et fait partie du corps d’observation de la Gironde, devenu armée de Portugal. Il se distingue à Vimeiro et devient général de brigade le 8 novembre 1808 et est élevé au rang de baron de l’Empire le 20 décembre suivant. Employé au 6e puis au 5e corps de l’armée du Portugal, il se distingue au cours des combats en Andalousie, reçoit une grave blessure à Albuera et devient officier de la Légion d’Honneur le 20 mai 1811. Employé comme gouverneur de la province de Malaga en 1812, il passe général de division à la suite du quartier général le 30 mai 1813 et assiste à l bataille de Vitoria. Mis à la tête de la 6e division de l’armée d’Espagne, il se distingue encore à Orthez, où il est blessé, et à Toulouse.
A la Restauration, il devient chevalier de l’Ordre Royal et militaire de Saint-Louis le 24 août 1814, commandeur de la Légion d’Honneur le 15 décembre suivant et il est nommé à la 2e subdivision de la 10e division militaire le 15 janvier 1815. Pendant les Cent-Jours, il commande la 7e division de réserve des gardes nationales de l’armée des Alpes. Au retour des Bourbons, placé en non-activité le 26 octobre 1815, il est dénoncé et emprisonné pendant quatre mois. Compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de l’armée le 30 décembre 1818, il est admis à la retraite en décembre 1825.
Son nom est inscrit sur l’Arc de triomphe de l’Étoile, côté ouest.
Armoiries du baron Maransin : écartelé, au 1 d’azur à la tour d’argent ; au 2 des barons tirés de l’armée ; au 3 d’or au pin terrassé de sinople ; au 4 bandé d’argent et d’azur de dix pièces ; pour livrées ; bleu, blanc, jaune, rouge.