Foy (Maximilien comte)
Maximilien Sebastien Foy
Né le 3 février 1775 à Ham (Somme), mort le 28 novembre 1825 à Paris.
Reçu à l’école de la Fère le 1er novembre 1790 comme aspirant au corps d’artillerie. En 1792, il rejoint l’armée du Nord comme lieutenant en second au 3e Régiment d’Artillerie à Pied. Il combat à Jemappes, puis passe capitaine dans le 2e Régiment d’Artillerie Légère, nouvellement formé. Arrêté, il est libéré après le 9 thermidor et réintégré dans son grade. Il fait les campagnes de l’an IV et V à l’armée du Rhin, se distingue à plusieurs reprise et obtient le grade de chef d’escadrons le 5 messidor an V (23 juin 1797). En l’an VI, il refuse un poste d’aide-de-camp de Bonaparte.
Il rejoint en l’an VII l’armée du Danube, sous les ordres du général Masséna qui le nomme adjudant-général chef de brigade sur le champ de bataille. En l’an VIII, il combat à l’armée du Rhin et d’Italie dont il rentre en l’an IX colonel du 5e Régiment d’Artillerie Légère. Il devient membre de la Légion d’Honneur le 19 frimaire an XIII (10 décembre 1804) et officier de l’ordre le 25 prairial de la même année (14 juin 1805). En 1807, il est envoyé à Constantinople pour organiser l’artillerie turque et se distingue à la défense des Dardanelles contre la flotte anglaise. Il passe en 1808 à l’armée du Portugal, il se distingue à la bataille de Vimeiro et passe général de brigade après le 3 septembre 1808. Il est élevé au rang de baron de l’Empire le 9 septembre 1810 et nommé général de division le 29 novembre de la même année. Il prend une part active à toutes les combats de la Péninsule et des Pyrénées, jusqu’à la bataille d’Orthez, où il est gravement blessé. L’Empereur l’avait créé comte de l’Empire et lui avait donné la décoration de commandant de la Légion d’Honneur le 9 janvier 1813.
Nommé inspecteur-général d’infanterie en 1814, Louis XVII le nomme chevalier de Saint-Louis le 8 juillet 1814, et grand-officier de la Légion d’Honneur le 29 du même mois. Pendant les Cent-Jours il commande la 9e Division d’Infanterie du 2e corps d’armée (lieutenant-général Reille). Il reçoit à Mont-Saint-Jean la 15e blessure de sa carrière. Après la seconde Restauration, il remplit encore en 1818 et 1819 des fonctions d’inspecteur d’infanterie puis quitte l’armée pour se lancer dans une carrière politique.
Son nom est gravé sur l’arc-de-triomphe de l’Etoile, côté Est.