Evolution de l’artillerie et des services
ORGANISATION EN 1805
Au début de l’année, l’artillerie de l’armée comprend :
8 régiments d’artillerie à pied,
6 régiments d’artillerie à cheval,
10 bataillons du train d’artillerie,
2 bataillons de pontonniers (rattachés à l’artillerie).
Quant au Génie, il est composé à la même date de :
5 bataillons de sapeurs,
9 compagnies de mineurs.
Les régiments d’artillerie à pied se composent à cette époque de 22 compagnies (ou batteries), chacune d’elles d’une centaine de canonniers. Les batteries se composent en général de 6 canons de 8 livres et de 2 obusiers de 10 livres, à l’exception des batteries dites « de réserve » qui sont armées de canons de 12 livres. Les régiments d’artillerie à cheval comptent 6 compagnies ou batteries, servant en général 6 canons de 4 livres (exceptionnellement 4 canons de 4 livres et 2 obusiers de 10 livres).
Le train d’artillerie, créé en 1800 (les charrois civils ayant été à cette date, considérés comme insuffisants par le Premier Consul), comprend pour chaque bataillon 4 compagnies de guerre et 1 de dépôt. Chaque compagnie est à 80 hommes. En temps de guerre, les bataillons sont dédoublés, chacun d’entre eux donnant naissance à un bataillon « bis ».
EVOLUTION JUSQU’A 1812
C’est le train d’artillerie qui sera augmenté le premier, recevant un 11° bataillon fin 1805, puis un 12° et un 13° en 1808. En 1806, sera créé le train du génie, qui sera porté en 1811 à 1 bataillon de 6 compagnies.
En 1809, ce sont les régiments d’artillerie à cheval qui recevront une compagnie de dépôt chargée d’assurer la remonte et l’instruction.
Lors de l’annexion de la Hollande à la France en 1810, l’incorporation de l’artillerie hollandaise amène la création d’un 9° régiment à pied et d’un 7° régiment à cheval, ce dernier à 2 compagnies. Ce dernier régiment ne s’avèrera pas viable et en 1811, les 2 compagnies seront incorporées aux 1° et 4° d’artillerie à cheval. Un 14° bataillon du train d’artillerie sera également créé à partir de troupes hollandaises.
Lors de l’invasion de la Russie en 1812, tous les régiments d’artillerie auront des compagnies dans les forces mises en oeuvre pour la campagne. Le génie, de son côté, aura 8 bataillons de sapeurs dont 3 étrangers et 2 bataillons de mineurs.
REORGANISATION A PARTIR DE 1813
L’armée de conscrits dont il disposait en 1813 conduisit l’Empereur à augmenter le plus possible la puissance de son artillerie. L’effectif des régiments d’artillerie à pied fut porté à 8 compagnies, et les 3 premiers régiments d’artillerie à cheval reçurent en août 1813, une 7° compagnie de guerre. Ces nouvelles formations subsistaient encore en théorie en 1815, alors que le génie avait été réorganisé en 3 régiments de sapeurs-mineurs.
Nous avons laissé jusqu’à présent de côté le Train des Equipages, qui sera lui aussi « militarisé » en mars 1807, compte tenu de l’insuffisance du transport civil pendant la campagne de Pologne. 8 bataillons en 1808, à 4 compagnies de 80 hommes ; l’effectif passera à 11 bataillons en 1808, 13 en 1810 et 22 en 1812, sans compter 2 bataillons provisoires créés en Espagne en 1809-1810. Au retour de Russie, 9 bataillons pourront être reconstitués et 3 nouveaux leur seront ajoutés dans le courant de 1813.