Bataillons de Tirailleurs

Jægerkorps
vendredi 20 février 2009
par frederic pouvesle

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Les bataillons de tirailleurs (jægerkorps) furent créés en 1785 et composés de volontaires, danois et bons tireurs. Ils étaient entraînés à combattre en ordre dispersé pour des missions de reconnaissance et de harcèlement.
Chaque bataillon était composé d’un état-major comprenant :

1 quartier-maître (kvartermester)
1 auditeur (auditør)
1 chirurgien (feltskærer)

un petit état-major comprenant :

2 chirurgiens de compagnie (kompagnikirurger)
1 infirmier-chef (hospitalssergent)
1 cornet de bataillon (stabsvaldhornist)
1 armurier (bøssesmed)
1 prévôt (profos)

et quatre compagnies composées chacune de :

3 officiers
3 sous-officiers
5 appointés (overjæger)
8 1re classe (jæger)
2 cornets
120 2e classe (underjæger)

En 1808, un bataillon de réserve fut attaché à chaque bataillon de tirailleurs. Le bataillon de Seeland (Sjællandske jægerkorps) comptait deux compagnies de carabiniers (jægergrenader).
Une compagnie spéciale de 135 tirailleurs, l’Altonaiske Jægergrenaderkompagni, était affectée à la garde de la banque d’Altona. Elle portait l’uniforme des tirailleurs du Schleswig avec les insignes de grenadiers.

Bataillons Distinctive en 1805(1) Boutons Distinctive 1810(1) Boutons
Sjællandske jægerkorps vert foncé/ blanc blanc vert clair/ blanc blanc
Slesvigske jægerkorps vert foncé/paille jaune vert foncé/ blanc blanc
(1) sous la forme fond/passepoil

Tirailleurs

  • Tunique courte de drap vert avec les pans du devant retroussés. Collet noir passepoilé de jaune paille. Pattes d’épaules vert liséré de la couleur des boutons. Revers carrés agrafés noir passepoilé de jaune paille avec sept boutons, très souvent représentés groupés par deux. Parements noir passepoilé de jaune paille à pattes (en accolade à 3 boutons) vert passepoilé de jaune paille. Doublure blanche apparente aux pans retroussés. Boutons suivant le bataillon.
    A partir de 1810, tunique sans revers en drap gris fermé par une rangée de dix boutons. Collet de la distinctive. Pattes d’épaule de la distinctive. Devant de l’habit orné de deux passepoils blanc encadrant la rangée de boutons. Parements ronds de la distinctive. Pans retroussés de la distinctive. Boutons blancs.
    A partir de 1812 même habit à parements en pointe.
  • Pantalon-guêtre gris et chaussures noires.
    A partir de 1808, culotte grise et guêtres courtes noires. Manteau gris.
  • Chapeau de feutre noir orné à la base d’une bande métallique de laiton. A gauche, plumet vert avec cocarde noire gansée d’or ou d’argent suivant la couleur des boutons.
    A partir de 1808, shako de feutre noir à bandes du haut, bourdalou et renforts en V et en cuir noir. Plumet vert avec cocarde noire gansée de la couleur des boutons à la base. En grande tenue, cordon vert. Visière et mentonnière de cuir noir.
  • Buffleterie noire. Giberne de cuir noir sans ornements. Ceinturon à boucle portant jusqu’en 1808 une petite giberne fixée sur l’estomac. Carabine rayée et sabre-baïonnette (hirschfänger).

Carabiniers
Les grenadiers du bataillon de Seeland portent la tenue de la troupe avec la coiffure des grenadiers de la ligne, la plaque frontale bordée de fourrure noire et dépourvue de plaque de laiton, flamme verte à soutache et gland blancs, plumet vert à sommet cramoisi.
A partir de 1808, bonnet à poil des grenadiers de la ligne sans plaque avec les mêmes agréments que précédemment.

Sous-officiers
Habit de la troupe épaulettes à corps de la distinctive, broderies et franges argent ou or.
Comme dans ligne, avec l’adoption des parements en pointe, pattes d’épaules de la distinctive galonnée d’argent et chevrons de grade argent au dessus des parements.

Officiers Habit à pans longs avec les mêmes agréments que la troupe. Epaulettes de grade de la couleur des boutons (cf. officiers d’Infanterie de ligne). Retroussis blancs ornés de grenades en broderie d’or.
A partir de 1810, dolman de drap gris à trois rangées de douze boutons et tresses gris foncé. Collet et parements en pointe de la distinctive. En tenue d’hiver, pelisse de drap gris avec les mêmes agréments, bordée de fourrure gris foncé et portée avec un pantalon de drap gris.
Comme dans la ligne, les épaulettes sont supprimées à partir de 1812 et les insignes de grades de la couleur des boutons se portent au dessus du parement (cf. officiers d’Infanterie de ligne).
Culotte grises et bottes noire.
Bicorne de feutre noir, plumet vert avec cocarde verte gansée or ou argent à la base. Floches en fil d’or mêlé de rouge.
A partir de 1805, chapeau à cordon et gland en fil d’or mêlé de rouge remplacé, comme pour la troupe, par le shako à partir de 1809. Les officiers des compagnies de grenadiers portent le bonnet à poil avec les mêmes agréments que la troupe et le cordon or et rouge.
Giberne de cuir noir ornée du monogramme royal couronné de la couleur des boutons et banderole de cuir noir. Ceinturon de cuir noir à plaque de laiton porté sur une ceinture de soie cramoisie brodée d’or nouée sur la hanche gauche. Sabre d’officier à garde argentée à une branche et fourreau de cuir noir à garnitures argentées, dragonne en fil d’or mêlé de rouge.

Cornets
Habit de la troupe avec des nids d’hirondelle noirs à galons et glands de la couleur des boutons.
Cornets de laiton à cordon vert.


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