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965. Arrighi de Casanova, Jean

mercredi 20 juillet 2011, par frederic pouvesle

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Jean Toussaint Arrighi de Casanova

Né le 8 mars 1778 à Corte (Corse), mort le 22 mars 1853 à Paris.

Élève de l’École Militaire de Meaux en 1787, il entre au service en l’an IV comme sous-lieutenant d’une des compagnies franches corse et passe avec son grade, sur recommandation de Joseph Bonaparte, à la 75e demi-brigade. Il fait les campagnes des ans IV et V à l’armée d’Italie et il est nommé capitaine adjoint aux adjudants généraux en l’an V. Affecté à l’armée d’Orient en l’an VI, il sert en Egypte et en Syrie comme aide-de-camp auprès du général Berthier, se distingue à Koraïm et à Jaffa et reçoit une blessure à Saint-Jean-d’Acre. Capturé par les anglais pendant son voyage de retour, il est libéré en l’an VIII et passe chef d’escadrons au 9e Régiment de Dragons le 25 prairial an VIII (14 juin 1800).

Il est nommé chef de brigade du 1er Régiment de Dragons le 13 fructidor an XI (31 août 1803), devient membre de la Légion d’Honneur le 20 frimaire an XII (12 décembre 1803) et officier de l’ordre le 21 frimaire an XIII (12 décembre 1804). Il fait la campagne d’Autriche de l’an XIV et se distingue à Wertingen et à Austerlitz, où il est blessé. Il devient commandeur de la Légion d’Honneur le 4 nivôse an XIV (25 décembre 1805) et passe major-colonel du Régiment des Dragons de la Garde Impériale le 19 mai 1806. Il est promu général de brigade, commandant le régiment des dragons de la Garde, le 25 juin 1807 et est élevé au rang de duc de Padoue le 20 mars 1808. Il fait campagne en Espagne en 1808 et sert en 1809 pendant la campagne en Autriche où il est promu général de division sur le champ de bataille d’Essling, nomination confirmée le 25 mai 1809. En 1810, il est employé comme inspecteur général de cavalerie et chargé en 1811 d’organiser les nouvelles cohortes de la Garde Nationale. En 1812, il est nommé commandant supérieur de toutes les côtes de l’Océan et des cinq divisions militaires pour parer à un éventuel débarquement anglais. Pendant les campagnes de 1813 et 1814, il commande le 3e corps de cavalerie, se distingue à Dennewitz et à Leipzig et devient grand-croix de l’ordre de la Réunion le 3 avril 1813 et commandeur de l’Ordre de la Couronne de Fer en septembre.

A la restauration il devient chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis mais est mis en disponibilité en septembre. Pendant les Cent-Jours, il est nommé pair de France et envoyé en Corse où il est employé comme commissaire extraordinaire. Il est proscrit à la seconde Restauration et s’exile en Lombardie avant d’être amnistié le 1er décembre 1819 et réadmis dans les cadres de l’armée, en disponibilité, le 19 juillet 1820. Il est élu représentant de la Corse en 1849, devient grand-croix de la Légion d’honneur le 18 décembre 1851, est nommé sénateur le 26 janvier 1852 et gouverneur de l’Hôtel des Invalides le 21 mars 1853.

Le duc de Padoue était cousin par alliance de la mère de l’Empereur. Il fait partie des officiers qui ont leur nom gravé sous l’Arc de triomphe de l’Etoile, à Paris.

Armoiries du duc de Padoue : écartelé, au un et au quatre, d’argent à la croix treillissée et ombrée d’azur ; au deux et au trois, d’or au sphinx couché de sable tenant un étendard à trois queues de cheval du même posé en barre ; au chef de gueules semé d’étoiles d’or.

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