Abyberg, Joseph
Joseph Placide Félix Anton Abyberg
Né le 15 novembre 1767 à Schwytz (Suisse), mort le 16 janvier 1824 à Schwytz.
Entre dans l’armée piémontaise comme cadet au régiment suisse de Kalbermatten le 12 mai 1781. Il fait les campagnes de 1781 à 1783 en Sardaigne et celles de 1792 à 1798 dans le Piémont. Il est promu enseigne le 22 novembre, sous-lieutenant le 14 décembre suivant, aide-major le 17 octobre 1786 et lieutenant le 9 mars 1791. Il passe comme major au régiment suisse de Peyer-Imhoff le 7 mai 1793 et lieutenant-colonel le 11 mars 1796. Pour sa conduite au combat, il obtient la croix de l’Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en juin 1798. Quand les troupes piémontaises sont intégrées à l’armée française, il devient chef de bataillon dans la 1re Légion helvétique le 9 brumaire an VII (30 octobre 1798) et fait la campagne de l’an VIII en Italie. Il est fait prisonnier à Mantoue en thermidor (juillet 1799). Libéré en frimaire an IX (décembre 1800), il passe chef de bataillon à la suite dans la 3e Demi-brigade Suisse le 22 frimaire an IX (13 décembre 1800) et titulaire le 1er germinal suivant (22 mars 1801), il fait la campagne de l’an X à l’armée du Danube et du Rhin, et sert des ans XI à XIV en Corse où il est nommé commandant supérieur de l’île de Caprara. A sa création, il passe major au 1er Régiment Suisse le 5 brumaire an XIV (27 octobre 1805). Il sert en Italie et à Naples jusqu’en 1811, où il est fait chevalier de l’ordre des Deux-Siciles le 16 juillet 1811.
Il est promu colonel en second du 2e Régiment Suisse le 31 mars 1812 et commande les restes des quatre régiments suisses à partir d’avril 1813. Il fait la campagne de 1813 en Saxe, devient membre de la Légion d’Honneur le 23 décembre 1813, et fait partie de la garnison de Maastricht en 1814.
Après l’abdication, il devient officier de la Légion d’Honneur le 24 août 1814, chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 8 octobre suivant et commandeur de la Légion d’Honneur le 23 mai 1815. Licencié en avril de la même année, il se retire en Suisse où il reçoit la médaille de la Fidélité le 14 octobre 1815.